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Vous êtes plutôt « pensées positives » ou « psychologie positive » ?

psychologie positive

 

 

Très souvent, pensée et psychologie positives ont tendance à être confondues. Voici deux techniques utilisées pour libérer son esprit de la négativité, et limiter les pics de stress récurrents qui sont néfastes pour le cerveau. Alors voyons quelles sont les réelles différences entre ces 2 techniques pour y voir plus clair !

 

PENSEES POSITIVES

 

 

Le père de la pensée positive est le psychologue et pharmacien Emile COUÉ. Il est l’auteur d’une méthode thérapeutique fondée sur l’autosuggestion consciente, nommée « la méthode Coué ».

C’est quoi au juste la Pensée Positive ?

Il s’agit de s’implanter une idée dans l’esprit en se répétant au moins une vingtaine de fois par jour des messages positifs et motivants, comme « j’ai confiance en moi et ma confiance s’améliore de jour en jour …». L’autosuggestion consciente se fait dans la détente et le lâcher-prise. La répétition des phrases peut également se faire en conduisant, en pratiquant une activité physique, ou en faisant son ménage … L’essentiel est de le faire à voix haute, pour que l’information passe aussi bien dans l’oreille interne qu’externe, et de la pratiquer régulièrement, sans attendre d’avoir un besoin particulier ou urgent. Il faut également définir un objectif précis.

La pensée positive est très proche de la notion d’optimisme. En effet, le fait de voir ‘le verre à moitié plein’ et d’appréhender les situations de façon positive aidera à garder un corps  et un esprit en bonne santé,  et permettra aux personnes malades, de tendre vers une meilleure condition physique et mentale.

Les Résultats de cette pratique :

Elle aide à atteindre le bien-être de façon générale et à réussir le pari de devenir plus performant tant dans la vie personnelle que professionnelle.

Il y a même des personnes qui utiliseraient cette méthode pour guérir.

Dans le livre du Dr Joseph Murphy, La puissance de votre subconscient, l’auteur donne des exemples de personnes qui auraient utilisé l’autosuggestion consciente pour guérir.

Norman Cousins, professeur et journaliste américain, explique avoir eu recours à la pensée positive et la thérapie par le rire en regardant des films comiques et en prenant de la vitamine C, pour guérir de son arthrite.

Une Etude scientifique sur la Pensée Positive nous met en garde

Toutefois, dans les conclusions d’une étude canadienne du Dr Joanne WOOD, psychologue et chercheuse, il semblerait que l’autosuggestion consciente ne fonctionnerait que sur les personnes qui ont une bonne estime de soi et qui croient réellement aux phrases auto-suggérées. Pour les personnes ayant une mauvaise estime de soi, non seulement cela ne fonctionne pas mais leur état empirerait même.

 

  • Les effets des pensées sur le comportement

Les pensées qui nous traversent l’esprit peuvent affecter nos émotions, nos sentiments, nos comportements et donc notre vie quotidienne. De la même façon que nous pouvons nous rendre malade en broyant du noir à ressasser les mauvaises expériences ; nous avons également l’opportunité de renforcer notre santé, en modifiant notre perception via un prisme positif.

La manière dont nous vivons les différentes situations, produit en nous des émotions, qui se répètent quotidiennement et finissent par s’ancrer dans notre cerveau.

Lorsque nous avons des pensées négatives, cela déclenche des émotions du type colère, tristesse, peur, dégoût … et lorsque des pensées positives nous traversent l’esprit, les émotions générées sont la joie, le plaisir, le contentement …

Des sentiments découlent de ces émotions comme l’impuissance, la solitude, le rejet, ou la gratitude, la confiance, la satisfaction …

Notre comportement va être dicté par ce « cocktail » d’émotion et de sentiment que nous ressentons, par le biais de nos actions …. ÉMOTION => SENTIMENT => ACTION

En revivant les mêmes émotions, nous générons les mêmes sentiments, et reproduisons les mêmes actions, c’est pourquoi notre comportement ne change pas !

Et dans notre cerveau, que se passe-t-il ?

Dans le cerveau, l’itinéraire sera différent selon que nous ressentions des émotions dîtes positives (joie, plaisir) ou négatives (peur, tristesse). Les substances sécrétées par notre cerveau vont être différentes, et à la longue peuvent être bénéfiques ou néfastes à notre santé.

La dopamine, l’endorphine, la sérotonine et l’ocytocine sont des neurotransmetteurs et hormones délivrés suite à des émotions positives ; alors que le cortisol, et l’adrénaline le seront face à un danger, une urgence, ou une situation de stress.

Il faut bien comprendre que toutes les émotions, tous les sentiments, toutes les pensées et toutes les substances sécrétées sont tout à fait NORMAUX pour le bon fonctionnement de notre corps et notre esprit …. MAIS, MAIS, MAIS …. La répétition des pensées négatives, des émotions négatives, des sentiments négatifs et les réactions chimiques et hormonales qui en découlent sur une longue période (car cela devient des automatismes pendant des années, si nous n’y prêtons attention) deviennent néfastes pour notre santé (stress chronique, agressivité, dépression).

 

Einstein a dit : « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. »

PSYCHOLOGIE POSITIVE

 

Fondée officiellement en 1998 lors du congrès annuel de l’Association américaine de Psychologie, par son président, le psychologue Martin E. P. Seligman. La psychologie positive a cependant des racines plus anciennes (source Wikipédia).

Le fondateur de ce mouvement déclarait : « Nous ne devons pas seulement guérir des malades. Notre mission est plus large : nous devons tenter d’améliorer la vie de tous les individus. »

 

La psychologie positive s’intéresse à la santé et au bien-être, et étudie « ce qui donne un sens à la vie », selon Martin Seligman, en recherchant ce qui rend les gens heureux et optimistes contrairement à la psychopathologie, plus centrée sur les maladies.

Le psychiatre français Christophe André, auteur de plusieurs livres, définit la psychologie positive comme « une aide aux patients qui ont surmontés leurs difficultés pour savourer leur existence et ne pas retomber, toute leur vie durant, dans leurs souffrances. Il s’agit d’apprendre à cultiver et développer le bien-être psychologique, et à s’en servir comme un outil de prévention des rechutes. »

Depuis les débuts de cette discipline, le nombre de recherches et de publications scientifiques ne fait qu’accroître, lui permettant ainsi de démontrer avec des preuves, comment aider les humains à avancer dans la quête du bonheur et par où commencer.

Dans son livre « s’épanouir », Martin Seligman dit : « Il ne s’agit ni de traverser la vie avec des œillères pour ne voir que ses aspects positifs, ni d’afficher un grand sourire du matin au soir : votre objectif ne se résume pas à vous transformer en smiley …  

Vous comprendrez donc que cette discipline n’a pas les mêmes fondements que ceux de la pensée positive ou l’auto-persuasion. Elle vise à s’améliorer dans son ensemble, tout en acceptant les défaillances que chacun peut avoir lors de son cheminement vers le développement des qualités menant au bonheur, au bien-être, et à l’amélioration de la santé.

Son objectif est de promouvoir l’accomplissement de soi, l’épanouissement aussi bien individuel, que groupal et social.

C’est pour toutes ces raisons, qu’elle a obtenu rapidement un grand succès dans la société, elle est étroitement liée au développement personnel.

Prenez bien Soin de Vous ♥